06 février 2012

Capital Initiative

Vous êtes ici : Accueil / Blog

Capital Initiative engage un bras de fer pour tenter de sauver une PME...

30 janv 2012 à 10h32 par Roxane Weiss

Le journal les DNA en parle :

Financement : La prise de risque en débat…

Capital Initiative engage un bras de fer pour tenter de sauver une PME.

Viable ? Pas viable ? En tout cas, Capital Initiative se mobilise pour sauver une petite entreprise haut-rhinoise de chauffage-climatisation de 20 personnes.
Pour cela, elle vient d’engager un bras de fer avec deux banques de la place.


Les banques insensibles aux déboires des petites entreprises ? Non, ne cédons pas au populisme ambiant et, au demeurant, tellement facile. L’affaire tient simplement à une différence d’appréciation du risque. Le banquier travaillant, selon l’expression consacrée, avec « l’argent des autres », donc celui des épargnants, ils sont fort justement astreints à la prudence, donc à une maîtrise et à une gestion très professionnelle du risque inhérent à toute activité économique.

Les faits sont simples.
«La médiation du crédit n’a pas abouti»

Depuis la maladie de son époux, Madame Y âgée de 53 ans dirige l’entreprise familiale créée en 1947 et qui compte aujourd’hui 21 salariés. Elle réalise quelque trois millions de chiffre d’affaires.
Son problème ? Pour Capital Initiative, il tient en quelques mots : « Positionnée sur des marchés publics, la société est confrontée à des délais de paiement très longs ». De plus, la situation s’est aggravée avec la crise : découvert bancaire, besoins financiers de l’ordre de 300000 euros pour éviter la faillite…
L’ennui, c’est que de tergiversations en hésitations le dossier s’est enlisé, les mois ont passé et le recours au médiateur du crédit est resté sans suite, selon Capital Initiative.
Et c’est là, tout récemment, que ce fonds présidé par l’expert-comptable René Hans, est entré en scène, enfilant sa tenue de pompier. Rappelons que ce fonds de solidarité pour les TPE/PME a été créé à Bollwiller et son rayon d’action dépasse aujourd’hui la ligne bleue des Vosges.
Selon une pratique désormais bien rôdée, il propose de racheter les bâtiments d’une valeur de 330 000 euros et de les louer à la société pour qu’elle puisse continuer son activité et ainsi reconstituer sa trésorerie.

Course contre la montre
À une condition toutefois, non remplie à ce jour, que les deux banques de la société financent Capital Initiative pour le rachat des bâtiments et transfèrent ainsi, de facto, le risque sur elle, avec en garantie une hypothèque sur le bien racheté.
La formule paraît séduisante et le projet a fait l’objet d’un examen attentif. Sauf que les banques considèrent que cela ne suffira pas pour sortir la PME de l’ornière et assurer sa pérennité.
Aujourd’hui, faute de solution rapide, la dirigeante de l’entreprise affirme qu’elle va devoir mettre la clé sous la porte. « Plusieurs hypothèses restent à l’étude pour restructurer la dette », rassure toutefois l’un des banquiers, tout en regrettant qu’il y ait eu au départ un « défaut de transparence ».
Bref, rien n’est perdu. Mais cette histoire illustre aussi qu’il vaut toujours mieux, pour une entreprise, ouvrir ses comptes à temps, en débattre sereinement avec son expert-comptable et ses banquiers. Et -surtout- ne jamais laisser pourrir une situation. Mieux vaut prévenir que (au mieux) guérir, voire disparaître.

 Par Chr.L., publié le 27/01/2012

Voir l'article sur le site des DNA

> Lire la suite...

Une chef d'entreprise vient de créer un collectif pour défendre les PME, plus fragiles face à la crise...

16 janv 2012 à 10h01 par Roxane Weiss

Patricia Koch, patronne de l’entreprise MGAD basée à Sentheim, vient de créer un collectif de défense des PME.

Principale revendication : la création d’un fonds public d’investissement pour les PME-PMI.


Tout a commencé par un coup de gueule dans les colonnes de L’Alsace, le 8 octobre dernier : Patricia Koch, patronne de la petite entreprise d’usinage de précision MGAD, basée à Sentheim, s’insurgeait contre l’attitude des banques. Il lui fallait alors impérativement trouver 150 000 € pour régler des dettes d’Urssaf et de TVA, accumulées pendant les deux années de crise.

La société commençait juste à sortir la tête de l’eau, affichant un carnet de commandes plein et un réseau de clients fidèles, mais devait impérativement régler ses dettes pour éviter la mise en liquidation. Las, pour les banquiers, seul compte le bilan comptable, pas le carnet de commandes, ni les perspectives d’avenir, et Patricia Koch n’a reçu que des réponses négatives, souvent pimentées d’un conseil cynique. Un banquier lui a ainsi proposé d’emprunter 20 000 € à chacun de ses six salariés… Quant aux collectivités, elles n’aident que les entreprises en règle avec l’Urssaf et les impôts…

« Alors que, note Patricia Koch, les aides pleuvent sans condition sur ceux qui reprennent une entreprise en liquidation pour l’euro symbolique… » Le proverbe populaire qui dit qu’ « on ne prête qu’aux riches » est plus vrai que jamais.

Ce constat dressé par la patronne de MGAD lui a valu, outre un prêt proposé par deux clients qui lui a permis de régler ses dettes, de nombreux messages de soutien, dont le nombre s’est encore amplifié après son passage le 5 décembre dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, Place publique, sur France 3. « En voyant tous ces messages, je me suis dit que nous, les PME, nous étions vraiment toutes seules, explique Patricia Koch. Je me suis dit qu’il fallait aller plus loin et créer un collectif. »

Patricia Koch ne veut pas de récupération de la part des politiques ou des syndicats : « Si tous ceux-là avaient été capables de nous aider, nous n’en serions pas là aujourd’hui ! », souligne-t-elle.

Une pétition a été lancée et un collectif crée autour de cinq grandes revendications, la principale étant la création d’un pôle 100 % public d’investissement pour TPE, PME et artisans. Les crédits seraient accordés par des décideurs en commission, des chefs de PME en activité qui seraient payés à la tâche. Le collectif demande aussi la réduction de toutes les charges sociales d’au moins 20 % pour les entreprises de moins de 200 salariés ; l’interdiction du système de reprise des entreprises en liquidation, sauf au prix réel de leur valeur mobilière et immobilière ; une aide financière sur un an sous forme de suppression des charges sociales pour TPE et PME de moins de 200 salariés en cas de nouvelle embauche (pour la formation interne), ainsi que le maintien des subventions publiques (indépendamment des déficits) en cas d’achat mobilier (machines neuves ou de moins de 5 ans).

Le collectif regroupe pour l’instant une vingtaine de membres, mais Patricia Koch espère dans un premier temps atteindre la centaine de membres et, à terme, en regrouper 500 dans toute la France. « Cela nous permettrait d’avoir un vrai poids pour nous faire entendre », conclut Patricia Koch, qui envisage déjà, comme moyen d’action, d’appeler les entreprises membres du collectif à verser leurs charges sur un compte bloqué.

Quant à MGAD, elle voit enfin le bout du tunnel. Preuve, selon Patricia Koch, que « sur les 60 000 dépôts de bilan de l’an dernier, on aurait sûrement pu en sauver 70 % avec des concours bancaires adaptés. »


le 15/01/2012 à 05:00 par Isabelle Bollène

Voir l'article sur le site du journal L'Alsace

Capital Initiative soutient l'école ART STUDIO ACADEMY à Thann

13 janv 2012 à 10h19 par Roxane Weiss

ART STUDIO ACADEMY est une école privée créée en 2008 sous l’impulsion d’Audrey TRAPP et avec le soutien de CAPITAL INITIATIVE.

Cette école forme chaque année une trentaine de stagiaires aux métiers de maquilleur professionnel (avec diplôme d’école reconnu par la Profession artistique) et d’esthéticienne (sanctionné par un C.A.P. ou le Brevet Professionnel).

Située dans le Haut-Rhin à THANN, à une centaine de mètres d’une gare, ASA dispose du corps professoral et de toutes les installations nécessaires à ces formations, ainsi qu’un institut de beauté contigu avec SPA qui permet aux stagiaires de faire des exercices pratiques en situation réelle.

La formation « maquillage » s’étale sur 9 mois (1.100 heures), le C.A.P. se prépare en cycle accéléré sur 9 mois (1.300 heures) à raison de 35 h/semaine + 12 semaines de stages en entreprise. Le Brevet professionnel – dans le cadre d’un contrat de professionnalisation – est obtenu avec 24 mois de présence alternée en entreprise et à l’école.

Le recrutement pour l’année scolaire 2011/2012 a commencé et une première journée “portes ouvertes” est organisée le samedi 11 février, de 13 à 17 h.

Merci de nous contacter pour tout renseignement et pré-inscriptions :

Internet : artstudioacademy@gmail.com
Téléphone : Audrey TRAPP, Directrice des formations (03 89 28 12 96 ou 06 21 31 71 30)
Raymond SIEFFERT, Gérant (06 82 57 23 50)
Adresse : 30, rue Curiale 68800 THANN

Accordez-vous, ou à votre conjoint(e), un moment de détente dans notre institut “ART STUDIO ACADEMY sur Les Terres d’Ailleurs” au 39, rue Gerthoffer à Thann; permettez à nos stagiaires de progresser tout en bénéficiant vous-mêmes de tarifs très intéressants. Consultez-nous et/ou prenez rdv au 03 89 28 12 96.

Avec mes cordiales salutations,
Raymond SIEFFERT


Christian Noyer invite les banques à "se bouger" sur le crédit !

10 janv 2012 à 18h44 par Roxane Weiss

Le gouverneur de la Banque de France attend des banques qu'elles soient plus actives sur les crédits à l'économie.


Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a appelé, vendredi sur Europe 1, les banques françaises à "se bouger" sur le crédit aux entreprises et aux particuliers, leur demandant d'être "plus actives"...

"J'attends des banques qu'elles soient plus actives sur les crédits à l'économie", a-t-il exhorté. "C'est pour cela qu'on leur prête de l'argent, qu'on leur prête à de très bonnes conditions et qu'on leur garantit ça sur plusieurs années", a-t-il ajouté. Christian Noyer faisait référence aux mesures exceptionnelles mises en place par la Banque centrale européenne (BCE), qui prête à taux fixe, sans limite de montant, à un jour, une semaine, un mois, trois mois, six mois, un an et trois ans.

Le gouverneur souhaite que les banques françaises "bougent, qu'elles soient actives, qu'elles soient vraiment dynamiques dans la distribution du crédit, aussi bien aux entreprises qu'aux particuliers". Les derniers indicateurs publiés par la Banque de France montrent que les crédits continuent à progresser, mais que leur rythme de hausse tend à se ralentir, surtout en ce qui concerne les entreprises.

Source AFP
Le Point.fr - Publié le 06/01/2012

Visualiser l'article sur le site www.lepoint.fr



Olivier Magnan cite Capital Initiative dans son livre "Les règles d'or pour réussir le financement de votre entreprise".

30 nov 2011 à 18h32 par Roxane Weiss

Dans la collection, j'ouvre ma boîte des Editions Dunod... Je choisis la collection des créateurs d'entreprise...

Intitulé "Les règles d'or pour réussir le financement de votre entreprise", ce livre est dédié aux créateurs et chefs d'entreprise. C'est un vrai guide pour démarrer et durer !

Truffé de conseils pratiques, d'avis d'experts et de témoignages d'entrepreneurs, ce livre est un accompagnement et apporte des solutions concrètes pour construire durablement la réussite d'une entreprise.

L'auteur du livre, Olivier Magnan cite Capital Initiative comme un sauveteur, un modèle et une critique constructive des banques... 

Il est journaliste, rédacteur en chef de revues, mediatrainer de managers.Il conçoit des magazines "clés en main" et écrit des livres d'enquête.


> Lire la suite...

Les Assises Nationales Capital Initiative

14 nov 2011 à 15h06 par Roxane Weiss

Les Assises Nationales du réseau Capital Initiative auront lieu les 17 et 18 Novembre 2011 à Strasbourg.

Jeudi 17 Novembre 2011 – 19h

Assemblée Générale Capital Initiative
Restaurant « Chez Soi »
26 rue de l'Ardèche - Strasbourg

Vendredi 18 Novembre 2011 – 9h à 16h30

Séminaire animé par René Hans et l’implantation Mulhousienne
Hôtel Hannong ***
15 rue du 22 Novembre (centre-ville) - Strasbourg

Renseignements : Roxane Weiss r.weiss@capital-initiative.fr


Télécharger le formulaire d'inscription

Le célèbre journal Fankfurter Allgemeine Zeitung présente René Hans et Capital Initiative

24 oct 2011 à 16h03 par Roxane Weiss


Der Retter der Kleinen Sünder.

Der Elsässer René Hans will Insolvenzen verhindern helfen und lanciert einen Mikrokapitalfonds...

Télécharger l'article

Le manque de trésorerie c'est le talon d'Achille des entreprises ! Le journal Le Figaro parle de notre initiative...

11 oct 2011 à 18h56 par Roxane Weiss

Bien financer sa micro entreprise

Il existe une multitude d'organismes qui peuvent aider à la création ou la reprise d'une TPE. Dès lors qu'ils considèrent le projet viable, ils l'accompagnent et l'acceptation du dossier aura un effet multiplicateur auprès des banques.

L'Agence pour la création d'entreprises (APCE) estime à environ 3 millions le vivier d'entrepreneurs potentiels en France en 2011. Franchir le pas suppose de l'énergie, de la préparation et de l'argent. Une multitude d'organismes, d'associations, de réseaux peuvent être activés et accompagner financièrement la création ou la reprise d'une entreprise en complément des réseaux bancaires.

Les chambres de commerce conseillent utilement sur la préparation du prévisionnel financier, les aides publiques, etc. Ce qui n'empêche pas en parallèle d'entamer des démarches simples. «Le réseau personnel peut donner un premier coup de pouce», indique Olivier Magnan, auteur des Règles d'or pour réussir le financement de votre entreprise. Il préconise aussi pour les premiers fonds le recours au «crowdfunding» sur le Net, ce financement collectif où particuliers, business angels misent sur un projet et prêtent de petites sommes.

Dès lors qu'ils considèrent le projet viable, les organismes extrabancaires prêtent, subventionnent ou apportent leur garantie. Parmi les plus connus, France Active s'adresse aux personnes éloignées de l'emploi. L'association propose son expertise financière, valide la faisabilité, structure le plan de financement… «Si le projet est approuvé par notre comité d'engagement, le futur créateur bénéficie d'une garantie d'emprunt bancaire de 5.000 à 45.000 euros. En cas de défaillance, nous remboursons 50 % à 60 % du prêt à la banque», précise Christian Sautter, président de France Active. En 2010, 113 millions d'euros de crédit bancaire ont pu être mobilisés et 8.800 emplois créés.

Plus généraliste, France Initiative est ouvert à tout type d'entreprise et propose des prêts d'honneur. Ces prêts personnels à taux zéro permettent au créateur de renforcer ou de constituer ses fonds propres. «Quand nous prêtons 1 euro, les banques accordent en moyenne 7 euros de crédit, parce que le créateur dispose des fonds propres nécessaires et que le projet est bien accompagné», commente Anne Chatauret, déléguée générale de France Initiative. En 2010, l'association a financé 17.000 créations ou reprises, représentant 37.000 emplois. France Active et France Initiative instruisent également les prêts Nacre (1), ces prêts à taux zéro lancés par l'État en 2009, destinés aux chômeurs voulant créer leur entreprise.

Talon d'Achille
Certaines associations proposent une aide supplémentaire à des publics spécifiques. France Active a créé un fonds spécial destiné aux femmes ; l'Adie, pionnière du microcrédit en Europe, vient de lancer un fonds dédié aux jeunes porteurs de projet. Son objectif : permettre chaque année à un millier de jeunes de moins de 32 ans les plus en difficulté de bénéficier de quasi-fonds propres en complément du microcrédit, le prêt de 5.000 euros maximum est sans intérêts.

La banque publique des PME, Oséo, s'intéresse aussi et surtout aux TPE. Elle propose deux produits phares : le prêt à la création d'entreprise (plafonné à 7.000 euros), qui peut être accordé directement par les banques françaises, et une garantie sur la création ou la reprise d'entreprise à 70 % du concours bancaire. Elle accorde également des prêts participatifs au développement de 20.000 à 100 .000 euros, sans garantie, sous forme de prêts participatifs en quasi-fonds propres.

Le manque de trésorerie, c'est le talon d'Achille des entreprises. Capital Initiative, seul fonds de soutien français aux TPE et PME en difficulté, rachète les actifs mobiliers et immobiliers de sociétés rentables mais dans une impasse de trésorerie, pour leur procurer des liquidités. Il secourt plus d'une centaine d'entreprises par an. Avec la CGPME, il vient d'engager une levée de fonds de 15 millions d'euros auprès des banques régionales pour développer son action. Une prestation que les banques se refusent généralement à réaliser, s'indignait récemment René Hans, président de Capital Initiative.

Par Christine Piédalu

Voir l'article sur le site Le Figaro

Pas de financement pour les TPE/PME ! L'heure est grave... René Hans en parle sur le site de l'IFRAP

07 oct 2011 à 14h00 par Roxane Weiss

Plus que jamais l’heure est grave.

Le financement de la TPE/PME ne serait plus vraiment un problème si on en croit les autorités compétentes. Malheureusement, les TPE de moins de 10 salariés qui représentent 93% des entreprises en France étaient jusqu’ici exclues des études statistiques de la Banque de France sur le financement des entreprises. En outre, le rapport PME 2010, distribué par Oséo, fait état d’une hausse de 40% des procédures de redressements ou de liquidations judiciaires.

Pour y voir plus clair sur cette épineuse question du financement des TPE, la Banque de France va élaborer un nouvel indicateur enrichi de données sur le coût des financements bancaires pour les TPE à la demande du Ministre des Finances et du Médiateur du Crédit. Avec « ce nouvel indicateur », nous aurons enfin une vue claire de la situation, puisque la BDF va inclure dans ses statistiques les données liées aux TPE, notamment les crédits octroyés inférieurs à 25.000 euros.

En parallèle des statistiques positives avancées par la Banque de France, l’agence Eurostat fait état dans un rapport du 03/10/2011 d’un resserrement du crédit au profit des PME pour 19 des 20 États membres pour lesquels les données sont disponibles. Les banques françaises n’auraient accordé que 83,3% des demandes de prêt en 2010 contre 94,5% en 2007. Mais, sur le terrain, de plus en plus d’entreprises sont en mal de crédit. Rien que sur Mulhouse, la plupart des entreprises rentables se sont vu dénoncer un crédit court terme ou un découvert, nécessaire au financement de leur besoin en fonds de roulement.

La réalité est apparue dans le cadre de l’action menée entre Capital Initiative et la CGPME Alsace. Après avoir sollicité les principales banques françaises afin d’axer les financements vers nos TPE/PME, leur réponse fut quasi unanime : « nous n’avons pas les moyens d’accorder des financements à long terme ». Des directives sont données aux salariés des banques afin de ne prêter qu’aux meilleurs clients. En effet les banques françaises ne trouvent pas à se refinancer à moyen et long terme.

En prêtant au client sur une durée de cinq à quinze ans à taux fixe, et en se finançant elle-même à un taux incertain à court terme, la banque, par les temps qui courent, a de fortes chances de vendre à perte. Quel chef d’entreprise sensé et raisonnable accepterait de s’engager sur une tarification à long terme alors qu’il ne connaîtrait pas les coûts des matières premières qu’il intègre dans ses produits ?

Pour ces raisons il y a tout lieu d’être inquiet pour l’avenir de nos TPE/PME qui risquent d’être asphyxiées par manque de trésorerie. La grande question est : comment assurer le financement des TPE/PME pour éviter leur disparition et l’explosion du chômage ?

Le 6 octobre 2011
par René Hans
et Lucas Fattori

Voir l'article sur le site de l'IFRAP

Le journal les Echos parle de Capital Initiative...

06 oct 2011 à 16h11 par Roxane Weiss

Capital Initiative veut épauler davantage de PME et de TPE

Avec une vingtaine d'antennes dans l'Hexagone, le fonds de solidarité et de proximité Capital Initiative, créé à Mulhouse, a pris une dimension nationale. Soutenu par la CGPME, il réclame le soutien des banques.

Le manque de financement des PME est une maladie contagieuse, il faut se serrer les coudes et réagir », insiste l'expert-comptable René Hans, président fondateur en 1998 du fonds de solidarité et de proximité Capital Initiative. L'an dernier, la structure mulhousienne est intervenue pour le compte de 45 entreprises et a permis de débloquer 7,6 millions d'euros de financements, principalement via la médiation du crédit. Cela a permis à ces PME et à ces TPE de passer un cap difficile, et a évité la perte de près de 300 emplois. Et lorsque aucun arrangement financier n'avait pu être trouvé, Capital Initiative a déclenché son dispositif de rachat temporaire d'actifs mobiliers ou immobiliers, et ce au profit de cinq entreprises pour un montant de 920.000 euros. « Cette formule a fourni de la trésorerie aux entreprises concernées qui ont ainsi pu remonter la pente », explique l'administrateur JeanMichel Clerc de la CGPME. Techniquement, la structure mulhousienne perçoit alors un loyer et se refinance auprès des banques. Le mécanisme fonctionne à la manière d'un mont-de-piété moderne dédié à la petite et moyenne entreprise. Et c'est aujourd'hui tout ce dispositif de solidarité que René Hans, par ailleurs à la tête d'un important groupe d'expertise comptable, veut démultiplier nationalement, sachant que « les bénéficiaires font l'objet d'une sélection et qu'il ne s'agit pas de soutenir des canards boiteux ».

Des projets à l'étranger

Déjà, six autres antennes ont été montées en Alsace et une bonne douzaine dans les autres régions françaises, notamment à Paris, à Bordeaux et à Lille. « Chaque entité est indépendante, la plupart du temps elle est créée à l'initiative d'un ancien chef d'entreprise et doit évidemment respecter l'éthique et la charte de Capital Initiative, dont elle utilise la marque », précise son dirigeant. A ce jour, la structure historique de Mulhouse s'appuie sur un fonds de plus de 1 million d'euros. Et au-delà des frontières, plusieurs projets Capital Initiative sont en cours de montage, notamment en Allemagne, en Turquie, au Maroc et en Suisse.

En l'Alsace, René Hans fait aujourd'hui le tour des banques pour réclamer une enveloppe de 15 millions d'euros. « Nous sommes en train d'élaborer des conventions avec la Banque Populaire et la Caisse d'Epargne », affirme l'expert-comptable. Reste que, à l'issue des premiers contacts, les établissements financiers n'ont pas l'intention d'abonder une enveloppe gérée par un tiers, mais plutôt d'intervenir en direct et en appui de Capital Initiative. Aussi et avec le soutien de la CGPME, René Hans vient-il de solliciter le conseil régional et son fonds Alsace Croissance, mis sur orbite au printemps dernier et doté de 50 millions d'euros.

CHRISTIAN LIENHARDT, Les Echos
CORRESPONDANT À STRASBOURG

Voir l'article sur le site Les Echos