19 mai 2012

Capital Initiative

Vous êtes ici : Accueil / Blog / Informations générales / Dommage qu'Agnès Bricard ne connaisse pas Capital Initiative

Dommage qu'Agnès Bricard ne connaisse pas Capital Initiative

06 juin 2011 à 09h28 par Roxane Weiss

Madame Agnès Bricard, présidente du Conseil Supérieur de l'ordre des Experts-Comptables, parle du financement des TPE.

Dans le compte-rendu de la dernière réunion sur le thème « Financement et accompagnement des TPE », (qui s’est déroulée le 12 mai dernier), nous relevons de nombreuses informations que Capital Initiative « crie tout haut » depuis plus de 10 ans !

En voici quelques-unes…

« Ils (les experts comptables français) sont donc présents dans plus de 2 millions d’entreprises et dans plus de 90% des TPE (TPE=entreprises de moins de 10 salariés en France, contrairement à l’Union Européenne qui considère que les entreprises de moins de 10 salariés sont des micro-entreprises et que les TPE comptent entre 10 et 20 salariés). »

« La France ne compte environ que 4 600 ETI (Entreprise de taille intermédiaire) sur son territoire. En Allemagne, il y en a plus de 20 000. Cet écart phénoménal provient de l’absence de financement sur notre territoire. »

« En effet, le financement a été qualifié, dans les conclusions des Etats-Généraux de l’Industrie comme « un levier de croissance ». Pourtant, même après ces conclusions, personne ne s’est emparé de ce dossier en se demandant comment faire pour améliorer le financement Français. »

« Les financements bancaires classiques représentent aujourd’hui 95% du financement des TPE car personne ne pense à s’orienter vers d’autres types de financement. »

« On sait qu’aujourd’hui, 40% des demandes de financement sont refusées et ce, sans motivation précises de la part des banques. »

« D’autre part, en ce qui concerne le crédit, l’Ordre des Experts Comptables s’est rendu compte que les TPE étaient mal servies, qu’elles n’avaient pas la même qualité d’accès au crédit que les autres entreprises.
En effet, les TPE fonctionnent grâce à de petits emprunts d’environ 25 000 euros (somme type car elle correspond à la somme plafond de la directive européenne sur le microcrédit professionnel).
Or, aucun observatoire n’est présent pour contrôler ce type de crédit. En effet, l’Observatoire de la Banque de France ne se préoccupe pas des crédits inférieurs à 100 000 euros et les rapports récents rendus au gouvernement comme celui de Gérard Rameix sur Le financement des entreprises, ne tiennent pas compte du cas particulier des TPE et ETI. »

« Il y a deux ans, les encours de crédit sur les montants de moins de 25 000 euros représentaient, 47 milliards d’euros. Aujourd’hui, ils en représentent 42. »

« Contrairement aux conclusions avancées par la médiation du crédit, ce n’est évidement pas parce que les petites entreprises n’ont plus besoin des microcrédits mais bien parce qu’on les leur refuse dans les agences bancaires. »

« Les experts comptables ont également demandé aux banquiers, en échange de cette validation prévisionnelle, la réduction des délais d’obtention des crédits qui durent aujourd’hui entre 1 mois et demi et 2 mois. Pour l’instant, l’engagement des banques sur un délai d’obtention d’un mois ne concerne que les PME. »


« Les TPE n’ont donc pas accès à ces microcrédits et sont obligées de compenser ce manque d’argent par des découverts. Or, c’est en observant les intérêts qui pèsent sur ces découverts que l’on comprend le refus de la Fédération Française Bancaire : le Taux Effectif Global, les agios bancaires, la « Commission du plus fort découvert » et les 7 autres Commissions ajoutées par les réseaux bancaires dont la « Commission d’Intervention »...Tout cela représente des coûts de financement non pas de 12% mais de 22% si on prend en compte les agios et la Commission d’Intervention et jusqu’à 30% si on prend tout en compte. »


D'autres informations sur le site de l'ordre des experts comptables...
 

Commentaires

1. Par Replique Montre, le 08 mai 2012 à 14h11
Replique Montre

la situation ne cesse de s’aggraver pour cause de « naufrage informatique », dont les premières victimes sont les assurés. Si rien n’est fait d’urgence pour redresser énergiquement cette situation, le régime est menacé de faillite financière à cause des milliers de recours et de procès justifiés

Ajouter votre commentaire

facultatif
facultatif
 
Anti-spam :
Combien font huit moins quatre ? (chiffres)